Le cas de la mine de Glomel ,
SPLANN ! publie un nouvel article le 10 septembre 2026 https://splann.org/imerys-glomel-poussieres-cancerogenes/
Sacrifier l’environnement et la santé publique pour produire plus, avec le soutien du représentant de l’État et le silence de services souvent réduits au strict minimum, les Malouins connaissent. Le cas de la mine de Glomel a de quoi choquer, tant certains éléments peuvent être transposés ici.
SPLANN ! dénonce depuis plusieurs années, grâce à des enquêtes de terrain indépendantes, les conséquences sanitaires et environnementales de la plus grosse « mine » de France, celle de Glomel au centre de la Bretagne.
Le minerai extrait, l’andalousite est un silicate cristallin aux propriétés toxiques incontestables. Sa micropulvérisation accroît l’encrassement des poumons et les conséquences broncho-pulmonaires des personnes exposées. Entre autres…
Un travailleur, Cédric Gouagout, soutenu par l’association d’aide aux lanceurs d’alerte Climate Whistleblowers et par des riverains de la mine, a porté plainte contre l’agence d’intérim Manpower et la multinationale Imerys pour faute inexcusable de l’employeur. À 44 ans, il ne peut plus respirer normalement, intoxiqué par les micropoussières de silice cristalline, cancérigène et abrasive, suite à leur inhalation dans des conditions de travail moyenâgeuses.
L’audience est programmée le 8 octobre 2026 au pôle social du tribunal judiciaire de Saint-Brieuc.
OSONS! apporte son soutien à ce travailleur.
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Plus largement, ce dossier est une caricature de pollution industrielle.
Sont largement décrites :
- Les atteintes à la santé des travailleurs de la mine, les handicaps reconnus et leur mortalité anticipée de la mine par silicose pulmonaire, pneumoconiose et cancers respiratoires, avec de multiples complications cardio-pulmonaires…
- Les conséquences à court et long terme des pollutions chimiques sur l’environnement, par métaux lourds notamment, largement documentées,
- La présence à proximité de la réserve naturelle régionale de Magoar Penvern,
- Les pollutions chimiques des eaux de surface et réserves souterraines, aggravées par les drainages acides de la mine en cas de pluie
- L’existence de deux captages d’eau potable en aval du rejet qui alimentent des milliers d’habitants et qui ne sont pas suffisamment contrôlés
Sauf une méconnaissance de la pollution de l’air générée par les micropoussières de silice cristalline sur les riverains
Et pourtant…
Malgré des informations très documentées et dont il avait connaissance, le préfet des Côtes-d’Armor a accepté l’extension de production demandée par le propriétaire de ce site minier et a prorogé son autorisation jusqu’en… 2047 ! Pour qu’Imerys puisse vendre chaque année à ses150 clients, 67 000 tonnes d’un matériau connu pour sa résistance thermique et le danger de sa production.
Nous avons très récemment salué les progrès à Tonnay-Charente pour comprendre et évaluer la pollution et son impact sur la santé. Visiblement la Bretagne reste en retrait !
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Voir également
https://reporterre.net/Une-immense-mine-pollue-la-Bretagne-l-Etat-ferme-les-yeux
https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/100926/la-plupart-de-mes-collegues-sont-morts-dans-la-mine-bretonne-d-imerys-les-ouvriers-respirent-d

![enbretagne,saint-malo,leshabitantsdnoncentlespratiquesdunfabric[1]](https://osons-a-stmalo.com/wp-content/uploads/2020/09/enbretagnesaint-maloleshabitantsdnoncentlespratiquesdunfabric1-1-110x80.jpg)

